Marie-Josée
Taillefer a rencontré Jean-Marc Labonté, président de Capilano-Labonté, un
des plus gros producteurs de miel au pays.
Il
y a environ deux ans, le prix du miel a énormément augmenté, en raison de
l'infestation des ruches par le Varroa. Depuis ce temps-là, il est resté à
peu près stable, aux environs de 5 $ ou 6 $ pour un pot de 500 grammes.
Le Varroa, ou pou de l'abeille, continue de faire des dommages. Encore
cette année, 35 % des abeilles du Québec en sont mortes. C'est moins que
l'année dernière, lorsque 75 % du cheptel a péri, mais c'est encore trop.
D'après Jean-Marc Labonté, le Québec, qui produisait 16 % de sa consommation
jusqu'en 2003, n'en produit plus que 5 % ou 6 %.

|
Le
problème c'est qu'en 1988, le Canada a fermé ses frontières aux abeilles
américaines. Au lieu d'acheter ces abeilles à 30 $ le paquet, il faut maintenant
payer 150 $ pour des abeilles australiennes ou hawaïennes.
Cette année, le Canada a rouvert les portes aux abeilles américaines, mais
le Québec, l'Ontario et la Saskatchewan ne permettent pas encore leur
importation.
Deuxième coup dur : le miel chinois, qui entrait librement sur notre
marché, a été interdit il y a deux ans parce qu'on y a découvert la
présence d'antibiotiques. Même si, depuis, on autorise à nouveau son
importation, très peu de compagnies s'y risquent.
Voici
le reportage : [(Le prix du miel]
|